Droits, émoluments, débours : la décomposition réelle des frais d'acquisition, le tarif réglementé du notaire et la vraie différence entre ancien et neuf.
Les « frais de notaire » sont l'exemple parfait du terme trompeur : la plus grande partie de ce que vous réglez chez le notaire ne le rémunère pas. Voici, poste par poste, où va votre argent lors d'un achat immobilier.
Ce que l'on appelle frais d'acquisition se décompose toujours de la même façon :
Pour une vente immobilière, l'émolument du notaire est proportionnel au prix, par tranches (barème en vigueur, fixé par arrêté) :
| Tranche de prix | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 6 500 € | 3,870 % |
| De 6 500 € à 17 000 € | 1,596 % |
| De 17 000 € à 60 000 € | 1,064 % |
| Au-delà de 60 000 € | 0,799 % |
Exemple pour un bien à 250 000 € : l'émolument s'établit autour de 2 400 € TTC. Sur un total de frais d'environ 18 000 € dans l'ancien, la rémunération du notaire reste donc minoritaire.
À savoir : pour les transactions dépassant 100 000 €, le notaire peut accorder une remise, plafonnée à 20 % de l'émolument sur la part du prix au-delà de ce seuil.
Le taux des droits de mutation varie légèrement selon les départements, certains ayant voté un relèvement temporaire : votre notaire vous donne le chiffre exact de votre situation dès le premier échange.
Sauf clause contraire, c'est l'acquéreur qui règle les frais d'acquisition. Ils sont versés le jour de la signature de l'acte authentique, en même temps que le prix. Le notaire établit ensuite un compte détaillé : si la provision demandée dépassait les frais réels, le trop-perçu vous est remboursé.
Pour obtenir un chiffrage précis de votre projet, le plus simple reste d'en parler à un notaire : vous pouvez chercher un notaire et prendre rendez-vous en ligne directement sur Place des Notaires.